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| MA VILLE mon histoire | -> Charles Marlier, un maire éditeur et bienfaiteur | ||||
| Charles Marlier, un maire éditeur et bienfaiteur |
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L’organisation administrative issue de la période révolutionnaire et impériale n’évolue pas en 1815 avec la Restauration. Pourtant on demande au profit des communes seules la levée et l’emploi des taxes d’octroi. Un décret impérial du 30 avril 1815 ordonne le renouvellement des autorités municipales et règle la nomination des maires et adjoints suivant la procédure de la loi du 14 décembre 1789 : ils étaient élus par les citoyens réunis en assemblées primaires. Le roi garantit ce système mais nomme les maires. Les budgets des communes sont dressés par le préfet. Les prélèvements sur les ressources locales continuent. Le renouvellement des maires et des conseils municipaux doit avoir lieu tous les 5 ans (1816, 1821…). Le préfet désigne le titulaire qui ne sera pas choisi nécessairement parmi les membres des conseils municipaux. La décentralisation et le principe électif restent les thèmes de cette période. Mais ils n’aboutissent guère. Une circulaire affirme que la tutelle des communes appartient essentiellement au gouvernement et qu’elle est l’une des règles de la monarchie. Le problème de la majorité (21 ans) et du paiement de l’impôt (300 francs pour être électeur) écartent la majeure partie de l’électorat (99 % !). Les Archives départementales sont muettes sur la période 1800-1848 concernant les élus municipaux. Charles Marlier, (….- 1848) imprimeur du roi, catholique légitimiste, est maire de 1817 à 1830. Il rachète en 1806 le château d’Houchin (propriété de madame Legrand nièce et héritière par la suite) et en 1816 les terres attenantes. Cette demeure est transformée par son neveu et héritier, M. Preuvost en une coquette maison de plaisance, dite château de l’hermitage, si bien décrite par M. Chon dans ses promenades lilloises. L’on sait peu de choses sur Charles Marlier sauf sa générosité envers la commune et la qualité de ses éditions notamment les statistiques du département du Nord en 1804 du préfet Dieudonné et son Annuaire Statistique du Nord en 1803 qui paraît chaque année, diffusant les informations les plus variées sur la topographie, la population, les industries et les sociétés savantes. L’auteur de cet almanach est M. Bottin dont le nom passe à la postérité. Charles Marlier affiche son attachement à la Restauration en se mêlant à la terreur blanche qui veut effacer toute trace de la Révolution. Ces ultra-royalistes favorables au comte d’Artois (le futur Charles X) se réunissent en 1819 chez le comte de Vidampierre et dans la maison de campagne de Marlier à Lambersart, secondé par Leplus, architecte de la ville de Lille. On arbore la cocarde blanche à liseré vert des ultras. Le 20 août 1830, Charles Marlier et son adjoint M. Becquart démissionnent par fidélité à la monarchie légitimiste des Bourbons et parce qu’ils considèrent Louis-Philippe, Roi des Français comme un usurpateur. Il décède le 4 février 1848 et sa veuve fait don de terrains dans le quartier du Canon d’or au bénéfice du bureau d’Aide Sociale. |