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| Boiron, l’homéopathie au plus près des pharmaciens |
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Saviez-vous que des petites granules blanches homéopathiques étaient fabriquées à Lambersart ? La société Boiron dispose en effet dans la zone des Conquérants d’un établissement, qui fabrique et distribue à l’instar de 31 autres en France des médicaments homéopathiques et emploie à cet effet 45 personnes. En réalité, les laboratoires Boiron sont nés dans les années 30 dans la région de Lyon, où se situent toujours le siège et deux usines de production. L’objectif des établissements comme celui de Lambersart est d’ « être au plus près du client final, le pharmacien d’officine », explique Fabienne Courtray, pharmacien-directeur. « Ici, nous recevons tout ce qui est fabriqué en grande série dans nos unités de production lyonnaises, pour la plupart des granules en tubes et des teintures mères, et le redistribuons aux 600 officines de notre secteur, mais nous fabriquons aussi des médicaments moins utilisés, selon les prescriptions des médecins. » Boiron possède un autre établissement à Villeneuve d’Ascq, l’établissement de Lambersart ayant été créé à la fin des années 80 par les laboratoires Dolisos, qui ont fusionné avec Boiron en 2005. Les deux pôles se partagent le Nord, le Pas-de- Calais et une partie de la Picardie. Le personnel se répartit en plusieurs métiers. Les commerciaux se divisent entre ceux qui expliquent et forment, ceux qui prennent les commandes et ceux qui visitent les médecins. Mais l’objectif est le même : que les médecins et pharmaciens intègrent l’homéopathie dans leur pratique quotidienne. Autre service, les téléopératrices, qui appellent deux fois par jour les pharmacies pour prendre les commandes. Ces commandes sont satisfaites dans les 24 heures. S’il s’agit de produits à fabriquer sur place, l’équipe du laboratoire apporte son savoir-faire : « nous fabriquons ici plus de 2000 médicaments par jour ». Flacons de mélanges de dilutions, ampoules, tubes de granules (les granules sont imprégnées de teinture-mère diluée)… Un processus très manuel qui requiert professionnalisme et attention. Le laboratoire a même fabriqué une « diluthèque » où les principales teintures- mères (obtenues par macération des plantes dans un mélange eau-alcool, dans les usines de Lyon) sont déjà diluées à 5CH, 10CH, 15CH… Enfin, il y a le service de ramassage, de préparation et d’expédition des commandes. Même si Boiron est leader en France et que les petites granules semblent avoir le vent en poupe puisque 4 Français sur 10 se soignent régulièrement par homéopathie, le contexte n’est pas évident pour le développement de cette industrie pharmaceutique. Elle a successivement été frappée par la baisse du taux de remboursement des médicaments homéopathiques, par le déremboursement de certaines souches servant aux préparations complexes, et par la franchise de 50 centimes par médicament, particulièrement importante en proportion sur des tubes peu coûteux. Ce qui a entraîné une certaine baisse de la prescription de médicaments homéopathiques. Pourtant, argumente Fabienne Courtray, « un traitement homéopathique coûte 6 fois moins cher qu’un traitement allopathique » et l’homéopathie ne représente que « 0,4 % des remboursements de l’assurance-maladie ». « En parallèle, explique la responsable, Boiron a développé la médication-conseil, c’est-à-dire les produits non remboursés, et s’est développé à l’international, où est réalisé 40 % du chiffre d’affaires ». C’est ainsi que les 45 salariés lambersartois font partie d’un groupe de 4 000 personnes, dont 1 000 à l’étranger.
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| Deux « grandes gueules » à la Laiterie |
![]() Benoît Bernard et Pierrot à l’honneur. |
Deux « grandes gueules », mais surtout deux « fines gueules » étaient réunies à la Laiterie le 24 novembre en présence de Brigitte Astruc adjointe au tourisme : Benoît Bernard, le chef du restaurant lambersartois titulaire d’une étoile au guide Michelin, et Pierre Coucke, dit Pierrot de Lille, qu’on ne présente plus. L’occasion : la sortie du très beau livre « Les grandes gueules et leurs recettes », de Gilles Pudlowski, aux éditions Glénat. Parmi les 40 portraits de chefs au caractère bien trempé qui y sont brossés, avec des photos de grande qualité réalisées par Maurice Rougemont, ces deux « grandes gueules ch’ti », comme les a appelées gentiment l’auteur, entouré de nombreuses personnalités et amis des cuisiniers, et de journalistes. « Les grandes gueules de mon livre sont des gens qui ont leur franc parler, qui défendent leur terroir et un accueil chaleureux », soulignait Gilles Pudlowski, ajoutant « Benoît Bernard est l’archétype de ces grandes gueules ! » Il raconte son parcours et sa cuisine sous le titre « Il y a un sorcier à Lambersart ». Quant à la recette, il s’agit de celle des churros à la fleur d’oranger… Lors de cette réception, Benoît Bernard a également souligné combien il se sentait bien à Lambersart, tandis que Brigitte Astruc, adjointe au maire, déléguée au tourisme, se félicitait que ce « sorcier » fasse « la renommée de la ville de Lambersart à l’extérieur ». |
| « Restaumarché », traditionnel et familial |
![]() Désormais, un buffet de fruits de mer le vendredi soir et le samedi soir. |
Dans le paysage des restaurants lambersartois, « Restaumarché », situé face à Intermarché, tient une place à part puisqu’il s’agit d’un des restaurants les moins chers de la commune, qui allie la rapidité du service, la variété des plats (grâce à une carte étendue et des plats du jour), et « la qualité » souligne Jean-Pierre François, son gérant. Il insiste aussi sur le service à table et l’ambiance familiale, très appréciée des clients. D’une manière générale, la clientèle du midi est composée de salariés qui veulent manger « vite, bien et pas trop cher », et la clientèle du soir de couples et familles. Jean-Pierre François a acquis en 2002, avec son épouse, cet établissement franchisé, ce qui signifie que « nous sommes 82 en France à avoir la même carte et les mêmes prix ». Des prix permis par la puissance du groupe Intermarché, qui possède une centrale d’achat, une flotte de bateaux et des abattoirs. S’ajoutent également à la carte quelques spécialités du restaurant lambersartois, souvent des plats régionaux. Malgré des prix déjà très compétitifs, « Restaumarché » a répercuté la baisse de la TVA sur 14 prix, tel que le menu d’appel du midi en semaine, le café, le plat du jour… « Nous avons aussi investi dans l’informatique et modernisé la prise de commande. Et malgré la baisse du chiffre d’affaires depuis un an et demi, en raison de la crise, nous n’avons pas licencié », souligne Jean-Pierre François, qui emploie deux cuisiniers et cinq personnes en salle. Mieux, le restaurant innove, en proposant désormais les vendredis et samedis soirs un buffet de fruits de mer, qui devrait développer l’intérêt de la clientèle et créer une ambiance plus festive. |